Mercredi 28 décembre 2005
Se réveiller au milieu de la nuit, solliciter doucement l'être aimé qui dort à coté de soi par de tendres caresses, faire l'amour, passionément... et se rendormir , enlacé l'un à l'autre : c'est tellement bon!!


Je sens les prémisses de nos envies
Quand ton regard croise le mien et s’immisce
Je sens déjà les prémisses de nos envies
Nos regards se croisent et le désir se glisse
Nos yeux se voient, nous caressent et rient
Nos regards se croisent et déjà le désir se glisse
Quand ton regard croise le mien et s’immisce
Je sens déjà le désir qui se glisse complice
Dans nos esprits l’envie s’immisce et se glisse
Je te veux tu me vois on se rit
Le désir en nous se glisse
Et déjà nos doigts complices s’immiscent
C’est de mon vît ainsi gonflé d’un désir dressé sans pudeur
Que jaillira le flot de ma jouissance livrée sans résistance
Ton corps lié au mien a crié la rage de tes envies
Tes lèvres ont hurlées la fureur de ton ardeur
Et c’est sans retenue que sur nos ventres encore haletants
Se mêleront les sèves brûlantes de nos amours…
PARCE QUE TU M'AS PARLE DU VICE
Tu m'as parlé de vice en ta lettre d'hier
Le vice n'entre pas dans les amours sublimes
Il n'est pas plus qu'un grain de sable dans la mer
Un seul grain descendant dans les glauques abîmes
Nous pouvons faire agir l'imagination
Faire danser nos sens sur les débris du monde
Nous énerver jusqu'à l'exaspération
Ou vautrer nos deux corps dans une fange immonde
Et liés l'un à l'autre en une étreinte unique
Nous pouvons défier la mort et son destin
Quand nos dents claqueront en claquement panique
Nous pouvons appeler soir ce qu'on dit matin
Tu peux défier ma volonté sauvage
Je peux me prosterner comme vers un autel
Devant ta croupe qu'ensanglantera ma rage
Nos amours resteront pures comme un beau ciel
Qu'importe qu'essoufflés muets bouches ouvertes
Ainsi que deux canons tombés de leur affût
Brisés de trop s'aimer nos corps restent inertes
Notre amour restera bien toujours ce qu'il fut
Ennoblissons mon cœur l'imagination
La pauvre humanité bien souvent n'en a guères
Le vice en tout cela n'est qu'illusion
Qui ne trompe jamais que les âmes vulgaires
Guillaume APOLLINAIRE
5 fév. 1915
in " Poèmes à Lou
Quand ta peau sur ma peau se glisse
Je suis sûr qu’à ce moment propice
Loin de toute vertu ou de tout vice
En moi le désir se visse
Le swell de ton corps
Se mêle aux ondes de mes reins
Et la vague vient mourir
Sur la grève de nos corps enlacés
Commentaires